BLANC

Conception: Jacques Demierre, Isabelle Duthoit, Alexandre Simon

Epinette: Jacques Demierre

Clarinette, voix: Isabelle Duthoit

Vidéo: Alexandre Simon

Performance: Christian Kesten

Scénographie: Jacques Gabel

Lumière: Joël Hourbeigt

Diffusion sonore: Thierry Simonot, Rudy Decelière

D’abord il y a le Japon. 

Ses contrastes, ses extrêmes, ses lignes, ses mouvements, sa tranquillité.

Ensuite il y a L’Empire des signes de Roland Barthes, véritable partition, mode d’emploi, générateur de formes.

Enfin il y a BLANC, regards croisés entre  Jacques Demierre, Isabelle Duthoit et  Alexandre Simon, étrange voyage de sensations corporelles, visuelles et sonores.(cj, Théâtre du grü, Genève, 2009)

 

Résidence Japon 

Un spectacle autour de Barthes et du Japon. Un spectacle sur le vide, sur l’écriture d’un vide une fois qu’on a traversé la force du signe. 

Alexandre Simon (vidéaste), Jacques Demierre (compositeur/musicien) et Isabelle Duthoit (musicienne) se sont retrouvés autour de cet horizon scénique : chacun a lu L’Empire des signes du sémiologue français, tous sont sérieusement amorcés par le Japon. 

En janvier 2009, ils se sont rendus là-bas pour travailler avec les musiciens Kazuo Imai et Tetsu Saitoh, pour récolter du matériel son et image, bref, pour se mettre en « situation d’écriture ». (SuperdeLuxe, Tokyo)

Le texte de Barthes sert autant de partition, de mode d’emploi, de carte topographique, que de tremplin: un véritable générateur de formes. 

Le trait fondamental étant ici le haïku, que Barthes définit comme un simple voici ! 

Jacques Demierre : « « Tels les haïkus qui ne révèlent rien, nos images et nos sons n’éclairent pas le pays Japon. Ils en sont comme une photographie que l’on prendrait très soigneusement, « mais en ayant omis de charger l’appareil de sa pellicule ». »

Alexandre Simon a conçu un minutieux dispositif vidéo pour jouer sur le flash de la forme brève et avec différentes échelles. Jacques Demierre s’est lui inspiré d’une célèbre partie de go pour structurer un territoire sonore. Dans ces espaces, ils se mettent au service d’un tracé qui tire vers le blanc pour mieux absenter le sens. (Michèle Pralong, Théâtre du grü, Genève)